Diagnostiquer / Physique du bâtiment
Les outilsComportement hygrothermique.
Suivre l'humidité dans une paroi au fil de l'année : contrairement au diagramme de Glaser, ce modèle tient compte du tampon d'humidité (stockage) et de la redistribution capillaire — ce qui fait fonctionner les matériaux perspirants du bâti ancien. Cas type : une isolation intérieure en chaux-chanvre sur maçonnerie.
Climat extérieur : Belgique — moyennes mensuelles type Uccle, avec oscillation jour/nuit, passages de fronts et une vague de froid type fin janvier (nuits négatives), pour ne pas lisser les extrêmes qui font condenser.
- Air extérieur ?
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- —
- Air intérieur ?
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- Surface intérieure ?
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- Point froid ?
- —
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- HR à l'interface ?
- —
- seuil critique : 95 %
- Eau stockée ?
- —
- —
Sur l'année — HR à l'interface ?
Eau stockée dans la paroi ?
Climat — températures sur l'année ?
Climat — humidités relatives sur l'année ?
La face intérieure et le climat de la pièce ?
Face côté pièce : —
—
—
48 h dans un studio type — HR de l'air de la pièce ?
Eau stockée dans la face — surplus depuis la nuit ?
Comment le calcul fonctionne
- 01 — La paroi devient un maillageChaque couche est découpée en tranches d'environ 5 mm. Chaque tranche porte sa température T et son humidité relative φ, recalculées heure par heure, sur deux à six ans (méthode des volumes finis, schéma implicite — inspiré de Künzel/WUFI).
- 02 — Deux bilans physiques couplésChaleur : conduction (λ) + chaleur latente de la vapeur qui s'évapore ou condense. Humidité : diffusion de vapeur (freinée par µ), redistribution liquide capillaire (Dw) et stockage dans le matériau via sa courbe de sorption w(φ), calée sur sa teneur en eau à 80 % HR — le « tampon » que le diagramme de Glaser ignore. L'eau qui dépasse la saturation est comptée comme condensat, jamais perdue.
- 03 — Les conditions aux limitesCôté intérieur : consigne de température + apport d'humidité de l'occupation, dégressif par temps doux (EN ISO 13788). Côté extérieur : climat belge synthétique — moyennes d'Uccle, oscillation jour/nuit, fronts, vague de froid fin janvier.
- 04 — Mise en régime, on lit la dernière annéeLa paroi part d'un état arbitraire (75 % HR partout) : on enchaîne les années (deux au moins, six au plus) jusqu'à ce que l'eau stockée se répète d'un an à l'autre. Tous les graphes, les cartes et le verdict lisent la dernière année, stabilisée.
- 05 — Le verdict, cinq contrôlesAccumulation d'eau d'une année sur l'autre · condensat liquide au-delà de 500 g/m² (DIN 4108-3) · interface critique au-delà de 95 % HR · surface intérieure au-delà de 80 % HR plus de 30 jours (moisissure) · la même chose au point froid (Rsi 0,25 — coin, meuble).
- Ce que le modèle ignoreLa pluie battante et le soleil sur la façade (pour une isolation intérieure sur brique, la pluie est souvent la charge dominante), les ponts thermiques (calcul 1D), le gel de l'eau dans les pores, la variation de λ avec l'humidité, les données certifiées des produits réels. C'est un outil de compréhension et de comparaison — jamais une justification.
Modèle éducatif à données matériaux indicatives (littérature), non certifié — pour comprendre et comparer des principes (perspirance, tampon, capillarité), jamais pour justifier un ouvrage. Une évaluation réelle demande des mesures et un logiciel validé (WUFI…).